Tuesday, 11 December 2007

Crime witness (chapter 2)

Continued from chapter 1 - Suite de l'épisode 1


Crouching against the fence, petrified, the man was far too worried to pay the least attention to the furry tentacles of the clematis which almost tickled his nose. In other times their delicate softness would have delighted him, but just now his whole self was concentrating on the noises around : a nervous conversation, too distant for him to understand. No gunshot fired so far, thank goodness. The loudest noise seemed to be his own heartbeat, a thumping storm that numbed his mind into anarchy.

Accroupi près du grillage, pétrifié, l'homme était trop préoccupé pour porter la moindre attention aux duveteux tentacules de clématites qui lui chatouillaient presque le nez. En d'autres circonstances leur délicatesse l'aurait enchanté mais pour l'instant son attention se concentrait avant tout sur les sons : une conversation nerveuse, trop lointaine pour être intelligible. Heureusement, aucun coup de feu pour l'instant. Les bruits les plus violents semblaient être les battements de son coeur, une tempête monstrueuse qui réduisait son cerveau à l'anarchie.

A minute later maybe (but how would he know?) the voices appeared fainter. He finally came to realise that the men had walked away. Another few seconds and he heard two car doors slamming shut, an engine accelerating... and then nothing but silence. It was a while before he dared get up but the parking area by the dam was clearly empty now. He took a quick glance at the Ouvèze river feeding into the Rhône. The water tumbling down the rocks seemed to him a pale match for his inner turmoil.

Au bout d'une minute peut-être (mais quelle notion avait-il du temps ?) le bruit de voix s'étouffa et il finit par comprendre que les protagonistes s'étaient éloignés. Encore quelques secondes et il entendit le claquement de deux portes de voiture, un bruit de moteur, une accélération puis le silence. Prudent, il attendit avant d'oser se relever, mais le terre-plein au bord du barrage était clairement vide. Il jeta un regard à l'Ouvèze se jetant dans le Rhône : la rivière bouillonnant sur les rochers lui parut un pâle reflet de son maelström intérieur.
He was tempted to look for tyre marks, but the dirt road was dry. It hadn't rained in months. And let's face it, he was no Hercule Poirot. He couldn't picture himself solving the mystery murder in a flash thanks to a providential cigarette butt, footprint or button torn off a coat. No point in staying here. The man had no other choice but to walk back to his car, parked two kilometers downstream. He turned around. Along the way he recognised a lone chair on a concrete pier he'd already seen on the way up. At the time he'd enjoyed the charm of this quiet sanctuary. Now he saw the place as menacing, thinking of people getting attacked from behind, hit on the head and thrown into the water... He walked faster. Of course this was ridiculous.

Il fut tenté de chercher des traces de pneus, mais la terre du chemin était sèche, il n'avait pas plu depuis deux mois. Et puis quoi, il n'était pas Hercule Poirot, il n'allait pas soudain résoudre cette énigme grâce à la providentielle découverte d'un mégot de cigarette, d'une empreinte de pas ou d'un bouton arraché à un manteau ! Il n'avait plus rien à faire ici. Il ne lui restait plus qu'à rejoindre sa voiture, garée deux bons kilomètres en aval. D'un pas nerveux, il se mit en route. A mi-chemin il reconnut un fauteuil solitaire sur un petit quai en ciment. A l'aller il avait apprécié le charme bucolique du lieu, il se serait bien vu s'installant ici en paisible pêcheur du dimanche. Maintenait il percevait le site comme menaçant, imaginant une attaque par derrière, des coups, un corps balancé à l'eau... c'était ridicule bien sûr, mais il accéléra le pas.
Fifteen minutes later he was back in town. He parked his car in the public carpark located under the Popes' Palace and emerged on the main square just to see a spectacular sunset bathe Notre Dame des Doms cathedral in gold. Hardly any tourists on this cold winter evening! He wasn't in the mood for tourist stuff either, he barely glanced at the scene.

Un quart d'heure plus tard il était de retour en ville. Il gara sa voiture au parking souterrain du palais des papes et émergea sur la place juste au moment où un coucher de soleil spectaculaire illuminait la cathédrale de Notre Dame des Doms. Peu de touristes pour en profiter en cette froide soirée d'hiver ! Lui-même jeta à peine un coup d'oeil au spectacle, il n'avait pas la tête à ça.
He walked on to Rue de la République, crowded on this December evening. Ah, busy people going about their Christmas shopping without a worry in the world, how he envied them! But the Christmas lights had a reassuring effect on him. And so did the crowds around. He suddenly realised how scared he was to remain on his own. He needed company.

Il continua à pied jusqu'à la rue de la république. A cette heure-ci elle était bondée. Tous ces gens occupés qui faisaient leurs courses de Noël sans aucun souci au monde, comme il les envia tout à coup ! Mais cela le rassura de voir toutes ces lumières, la foule aussi. Il se rendit compte qu'il avait peur d'être seul. Il lui fallait de la compagnie.

Saturday, 8 December 2007

Crime witness (chapter 1)

Alone and feeling lonely, the man was walking along the deserted no man's land that stretched in a long corridor between the river's edge and the industrial zone of Le Pontet, north of Avignon.

Il marchait seul et mélancolique au bord du Rhône, dans ce no-man's land en friche qui séparait la rive du fleuve de la zone industrielle du Pontet, en amont d'Avignon.

As he followed the barbed wire fence protecting large chemical and gaz storage areas, he thought to himself that it really took some knowledge of the region's past to imagine, in lieu of this desolate scene, the rich plains which since ancient times had fed the whole region, benefiting each year from the fertilising floods of the Rhone. Despite his regrets he couldn't help but find beauty in those harsh curved lines.

Longeant ces clôtures de barbelés protégeant des aires de stockage d'hydrocarbures et de produits industriels, il se dit avec amertume qu'il fallait savoir lire le paysage et bien connaitre l'histoire de la région pour imaginer ici les riches plaines maraichères qui pendant des siècles avaient nourri Avignon, s'enrichissant chaque année des alluvions des crues du Rhône.
Magré sa rage il fut pourtant sensible à la beauté plastique de ces âpres lignes courbes entrecroisées.

As he walked past the abandoned house whose black and bare eaves seemed to keep watch over the river like thin and weary soldiers posted along a crenelated wall, he noticed the round river stones the wall was made of : part of the river bed had been stolen to build the house. So ever since the house had started to feel weaker, it kept an eye on the Rhône, worried that one day it would attack in a powerful flood in a bid to retrieve its stolen possessions.

En passant devant la maison abandonnée dont les chevrons nus et noirs guettaient le fleuve comme de maigres soldats postés aux creneaux, il remarqua, sous le crépi effrité, les galets ronds qui constituaient le mur : le Rhône s'était vu arracher un peu de son lit pour construire cette bâtisse... Alors depuis qu'elle se sentait faiblir, la maison le surveillait, méfiante, inquiète qu'un jour il lance contre elle une violente crue pour reprendre par la force le bien qu'on lui avait volé.



Further along, behind the mesh of a locked gate, disused waste containers bled their flamboyant rust...

Un peu plus loin, derrière le grillage d'un portail verrouillé, des carcasses de conteneurs vides flamboyaient de rouille...


And this is where the man found himself witness to an incredibly violent scene. Behind the bend, no-one had noticed him. In a split second he disappeared in the tall grass, body tingling from a massive attack of adrenalin and mind racing in mad swirls. What could he do? What should he do?

C'est là que l'homme se retrouva par surprise témoin d'une scène insoutenable. Derrière la courbe du terrain, personne ne l'avait remarqué. Bouleversé il plongea dans les hautes herbes, le corps irradié par une décharge massive d'adrénaline et l'esprit en ébullition. Que pouvait-il faire ? Que devait-il faire ?

Wednesday, 5 December 2007

Outside looking in

At number 57 in Rue de la République in Villeneuve-les-Avignon, there's this old shop which a long time ago used to be a dry cleaner's, as attested by the faded Teinturerie sign. Walking past, I just couldn't help myself from taking a peep inside. Through the window left of the shop, THIS is what I saw:

Au numéro 57 de la rue de la république à Villeneuve-lez-Avignon, il y a un vieux magasin en piteux état dont l'enseigne Teinturerie est presque effacée. En passant, je n'ai pas pu m'empêcher de coller mon nez à la vitre pour regarder à l'intérieur. Et par la fenêtre à gauche du magasin, voici ce que j'ai vu :
Are you as surprised as I was? Crammed with objects, storage boxes and paintings, the room was extremely dusty and didn't look lived in at all. What are your reactions? Are you also of the curious type who take a peep inside people's homes whenever they can?

Etes-vous aussi surpris que je l'ai été ? Cette chambre séparée du magasin, remplie d'objets, de cartons et de tableaux, était extrêmement poussiéreuse et semblait totalement abandonnée. Qu'en pensez-vous ? Etes-vous comme moi d'un genre curieux, et regardez-vous chez les gens par la fenêtre quand vous en avez l'occasion ?

Sunday, 2 December 2007

Autumn walk along the Rhone

Saturday was a glorious autumn day, almost warm with no wind. Perfect weather for a long afternoon walk along the river Rhone, upstream from Avignon. I went on my own. The major drawback of taking a photographic approach to walking is that it slows you down considerably, making your company very annoying for others. Have you experienced this?
And can any of you name the tree and the plant shown here?
Continued on Monday morning : my first readers were quick to recognise beech and clematis. You are brilliant, thanks!

Samedi a été une journée d'automne parfaite, presque chaude et sans vent. Temps idéal pour une longue ballade d'après-midi le long du Rhône, en amont d'Avignon. J'y suis allée seule. L'inconvénient majeur de l'approche photographique de la randonnée est le ralentissement considérable de l'allure, au grand désagrément de vos compagnons. La solitude convient mieux à cet exercice. Est-ce pareil pour vous ?
Et l
'un d'entre vous saura-t'il nommer l'arbre et la plante montrés ici ?
Suite lundi matin : mes premiers lecteurs ont su reconnaître le hêtre et la clématite, bravo et merci !

Thursday, 29 November 2007

Give me a heart

Give me a heart so I can love
Give me a heart to make me ache when you leave
Give me a heart to make me sing when you return
.
Give me a heart so I can know joy from sorrow
Give me a heart so I can feel your pain as if it were my own
Give me a heart so I can share with you the goodness of this world.

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Donne-moi un coeur pour que je puisse aimer
Donne-moi un coeur pour souffrir quand tu es loin
Donne moi un coeur pour chanter quand tu reviens.

Donne-moi un coeur pour connaître joie et peine
Donne-moi un coeur pour vivre ta douleur comme si c'était la mienne
Donne-moi un coeur pour vivre le bonheur d'être au monde avec toi

Photo : Rue des marchands, Avignon, Octobre 2007.


1st of December is World Day against Aids.
Le 1er décembre, journée mondiale contre le SIDA.

Monday, 26 November 2007

Sailing with the blues


My blogging friend Imparfait Présent (Imperfect present) noticed traces of nostalgy in my previous posts and prompted me to co-write a text with him. The result can be found below. He wrote the first paragraph, calling me to take him on a journey. Surfing on memories of my sailing days, I took him on a mystical ocean passage with quiet night watches, enchanted island discoveries and magic friendships... The third section is his reaction to the voyage. I'll have to apologise to my English speaking readers for not providing a translation. I.P.'s texts are dotted with subtle wordplays which only work in French. I admire his writing tremendously and a poor translation wouldn't do him justice. For those of you can't read French, please resort to my photo, a tagged wall along the Quai de la Ligne in Avignon, to set off on your own journey. Like the characters on the poster (an advert for a play dating back to last July's Theatre Festival) take your little suitcase, step aboard and let your imagination loose...

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Lever l’encre

Emmène-moi au bord de l’amer. Emmène-moi là où je peux déverser tout ce qui trouble mes nuits comme on trouble des eaux claires. Tout ce qui me rend triste. Tout ce qui me rend amer. Emmène-moi dans ces déserts de souvenirs, ces abîmes de douleur. Emmène-moi. Fais-moi voyager. Sortir de ma réserve naturelle. M’énerver. M’emporter. Dire. Dire tout ce qui me déplaît, me révolte. Emmène-moi. Fais-moi bouger. Réagir. Bondir. Bousculer nos certitudes. Emmène-moi au bord de l’amer. Là-bas, en dessous. En dessous de mes limites. Au-delà des mots. A l’intérieur de mes pensées. Entre toutes ces blessures du passé et ces peurs du futur. Emmène-moi. Fais-moi surfer sur tous ces vagues à l’âme. Et construire tous ces ponts. Tous ces ponts de la vie, non, de l’espoir. Tous ces ponts. Ces mains tendues vers les autres. Vers toi. Vers nous. Emmène-moi. Fais-moi dériver vers tout ça. Emmène-moi. Fais-moi sourire et pleurer en même temps. Fais-moi rêver et me rappeler. Fais-moi vivre. Dire ce qui me ronge. Dire ce qui me fait vibrer. Dire. Crier même. Au bord de l’amer. Sur le chemin de la douce heure. Emmène-moi, je partirai sur ce que tu me donneras.


Oui ami, viens avec moi. Jusqu'à présent j'ai toujours suivi, mais maintenant je sais tracer ma route. Je t'emmènerai. A la douce heure on prendra l'échelle de coupée, on montera sur le pont respirer le sel de la vie. Tu sens comme l'air de la nuit se fait velours ? Ici c'est mon royaume. Celui où les âmes se délient, où les corps s'ouvrent, où les grandes choses s'accomplissent.
Sans bruit nous avons largué les amarres. Pas un éclat de voix : j'aime ces manœuvres bien rodées où chacun s'affaire, solidaire, complémentaire. Notre navire trace un sillage phosphorescent dans l'encre du rêve. Devant nous, luisant sous la lune, l'horizon du possible, fuyant mais toujours là. Je n'ai pas allumé la lampe tempête, il n'y a pas de tempête. Cet océan est pacifique. Nos yeux se sont accoutumés au noir, un noir riche et fondant de chocolat à paillettes. Où sont passées tes peurs ? Tu as vu comme la nuit s'apprivoise ? Le cap est facile à tenir, nous suivons notre bonne étoile. Je connais le nom des constellations, je te les apprendrai : le pont des sourires, la carte du tendre...

La mer berce notre conversation nocturne. C'est l'heure des confidences. Pas de vague à l'âme ni de vague à lame, mais des âmes-sons, des âmes soeurs. As-tu déjà vécu de ces moments de symbiose parfaite avec l'univers ?

Lorsque nos compagnons à leur tour viendront prendre leur quart, nous irons dormir, confiants, joue quadrillée par le hamac. La lune se couchera avec nous, par amitié. Pelotonnés dans la chaleur des voix étouffées sur le pont, on s'endormira d'un sommeil rond. Les amis veillent, le bateau trace sa route vers l'aurore; nos rêves légers, sans conséquence, seront comètes aussi éphémères que notre sillage.
C'est l'aube aux doigts de rose qui nous ramènera sur le pont : une ombre de soie bleue, terre ! Terre de feu, feu follet, lait de vache, cochons, couvées, que nous promet cette île sept îles c'est-il ? Quelles odeurs nous accueilleront, frangipanier, poisson séché, gasoil épices épicéa ? Nous irons à la rencontre de ces drôles d'autres. Terriens merriens, faux découvreurs nous sommes, vrais gens ils sont, mais ils ne font pas tout comme nous, c'est bizarre.. Comment peut-on être persan ? Nous le découvrirons ensemble. On a toute la vie pour apprendre...
bbb
Mais le soleil s'est levé, Schéhérazade doit arrêter son histoire. Elle continuera demain et tous les autres jours jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de jours, c'est l'histoire des hommes. L'histoire de ceux qui vivent avec le ciel, qui font des ponts en petits bateaux, qui godillent en eaux claires, qui rient avec les baleines et sourient aux enfants, qui se moquent de la consigne et qui te tendent la main - qui attendent ta main.

C'est plus facile pour moi d'avoir un tremplin duquel décoller. Un pont des sourires. Il y a toutes ces mains qui se tendent dans cette boîte à lettres. Tous ces hyper liens qui se créent. Ces toiles qui se tissent. Et ces voiles qui se hissent. Voilà. C’est ça. Les iles se lient les unes aux autres. Des hyper iles. Chacun sur son île mais prêt à nous laisser y jeter l’encre. Les îles se lient et moi je lis tes maux comme on décoderait une carte aux trésors enfouie au fond de toi. Tous ces voyages à cœur gagnant. Rien n’est perdu. Il y a toujours des mains qui se tendent. Des ponts sur lesquels on danse la vie. Des ponts qui se construisent entre nous. Entre vous. Et moi je te dis tu.

Tu sais quoi ? Je sais que nos chemins s’éloignent puis se rapprochent. Se distendent puis se resserrent au fil du temps. Mais qu’importe le temps. Qu’importe les chemins. On n’oublie pas. On ne s’oublie pas. Il y aura toujours une place dans la boîte à l’être. Toujours un moment privilégié pour une réunion de voyage. Un retour d’expérience. Qu’importe le temps. Qu’importe la distance. On pourra toujours hisser la grande toile et cliquer sur nos hyperliens. Toujours.

Oh ! Capitaine, ma capitaine ! Emmène-moi voguer. Emmène-moi danser. Danser sur des mers du sûr. Du sûr de soi. Oh ! Capitaine, ma capitaine ! Donne-moi cette force. Ta force de braver les océans inconnus. Sans peur et sans reproche. Que veux tu que l’on te reproche, magicienne ? Ces jours en pleine nuit. Ces nuits noires transformées en chocolat à paillette ? Ces océans de douce heure ? Tes sept îles ? Mes dix terres ? Année de la planète terre. 2008. Alors voguons. Voguons sur les mers. Marchons sur les terres. Les nuits, les jours. Les mains dans les mains. Que veux tu que l’on nous reproche, oh ! capitaine, ma capitaine ? Il y a des mains qui se tendent. Des mains qui attendent. Et nous les saisissons. Aujourd’hui. Demain. Toutes ces mains. Tout au long du voyage. A chaque coin de la terre. Mais j’ai toujours et encore peur que cela ne tourne pas net. 2008 année internationale de la planète… terre.

Terre ! Terre !


Texte co-écrit avec Imparfait présent.

Photo : quai de la Ligne, Avignon, octobre 2007. Mur taggé et relique d'affichage sauvage pour une pièce jouée durant le festival d'Avignon en juillet dernier.

Tuesday, 20 November 2007

The weather and me

View from my dining room today at 1 pm. Wanted to share it with you, it's so spectacular. Stormy weather forecast for today with mild afternoon temperatures in the 55°-60°F range (around 15°C). At last the freezing mistral has loosened its grip. It was about time, I could take it no more. I spent the last few days trapped at home, incapable of coping with the intense cold and predatory wind that burns the sinuses and petrifies the body. At last I now breathe again. In the mild air I can feel my knotted body relaxing, all tensions easing up, I could go dancing in the streets! Have you ever felt that way?

(You'll recognise the view already shown on October 30th, but the light is totally different)

Vue depuis ma fenêtre aujourd'hui à 13h. Je voulais partager ça avec vous, c'est si spectaculaire. Météo pour aujourd'hui : temps orageux avec des températures douces autour de 15°C l'après-midi. Enfin le terrible mistral nous a lâché. Il était temps, je n'en pouvais plus. J'ai passé ces derniers jours recroquevillée chez moi, incapable d'affronter ce froid violent qui mord les sinus et raidit les corps. Aujourd'hui dans l'air tiède je respire enfin. Je me dénoue, je me décrispe, je sens que toutes les tensions tombent, j'ai envie d'aller danser dans la rue ! Vous avez déja ressenti ça ?
(Vous reconnaîtrez la vue déja montrée le 30 octobre, mais la lumière est complètement différente)

Sunday, 18 November 2007

Psychedelic waters


Along the quay...
If I dived here, deep deep, would I emerge on the other side of the Earth, in the Pacific?

Au bord du quai...
Si je plongeais ici, profond profond, est-ce que je ressortirais de l'autre côté de la terre, dans le Pacifique ?

Thursday, 15 November 2007

Three shoes and four paws

Read the title and then look at the picture carefully. The photo has not been tampered with.
Avignon, september 2007.

Trois chaussures et quatre pattes. Lisez le titre et regardez bien l'image. Cette photo est naturelle.
Avignon, septembre 2007.