Friday, 30 May 2008

The heritage of May 68

In my letterbox / Dans ma boite aux lettres Poster leftover from last March's local elections (ad for LCR, Ligue Communiste Revolutionnaire)
Affiche de la LCR restant des élections municipales de mars dernier.
Free magazines dumped in my letterbox - advertising for E.Leclerc, one of France's major supermarket chains: they base their communication on their role in defending our buying power.

Magazines gratuits balancés dans ma boite aux lettres : publicité pour E.Leclerc, grande chaîne de supermarchés qui titre sur la revendication du pouvoir d'achat (vous avez dit opportuniste ?)
Original May 1968 poster: "the fight continues". Can you see the link between the three images? The fighting spirit image is clearly re-utilized by political parties and the distribution industry alike.
avignon photo
Affiche originale de mai 1968 : voyez-vous la récupération d'image faite tant par les partis politiques que par la grande distribution ? Je trouve le rapprochement visuel saisissant.
Throughout the past month the country has been navel gazing over its rowdy history - fourty years ago, France was paralyzed for a full month by massive student and worker strikes that shaked the country. A large number of reforms followed, as well as social changes. I, as a child, remember that public schools became co-educational after May 1968. All my primary school years were in a girls only school. In September 1968 I started secondary school and there were boys in our class. When we were going up the stairs, they stayed behind in an attempt to look under the girls' skirts (kilts were all the rage I remember)...

Depuis plusieurs semaines la France se penche avec tendresse sur son houleux passé : les références à mai 68 sont partout, on ne compte plus les livres et les numéros spéciaux sortis dans la presse. Pour moi qui étais gamine, un souvenir marquant : les écoles sont devenues mixtes après mai 68. J'ai fait tout mon primaire dans des écoles de filles. Quand je suis entrée en 6ème, il y avait des garçons dans la classe. Ils restaient en arrière quand on montait l'escalier pour essayer de regarder sous les jupes des filles (c'était la mode des kilts) ... gnon photos - mai 1968

15 comments:

hpy said...

La vie est une lutte. Encore et toujours. Une lutte pour la survie.

Cergie said...

Télérama... Je me suis désabonnée, ils m'énervaient à raconter la fin des films, avec leurs partis pris et finalement je le reprends au numéro. Ben oui, c'est grâce à eux que j'ai découvert l'écrivain islandais Arnaldur Idridason, grâce à eux que j'ai regardé sur Arte "Ressources Humaines" de Laurent Cantet, moi qui ne regarde jamais la télé.
L'amour, ça va ça vient. Un peu d'éloignement fait apprécier les qualités et oublier les défauts. Et surtout fait ressentir les manques.

Bibi said...

Je me souviens bien de mai '68. Je devais faire des etudes a Aix-en-Provence en septembre '6 et j'avais peur de ne pas pouvoir partir. Mais je suis partie! Je regrette, par contre, qu'on a remplace les paves du Quartier Latin...

Cergie said...

En ce qui concerne l'école j'ai suivi la fin de mes études secondaires dans un lycée de garçons, nous n'étions que deux filles car le Bac C n'était pas courru par elles qui faisaient D à l'époque.
En Côte d'Ivoire, collège et lycée étaient mixtes.
Mon raisonnement est différent du tien pour ce qui est des garçons.
< Expérience différente
J'ai pas remarqué cela en ce qui me concerne, mais qd j'accompagnais les enfants à des sorties, les filles sont devant car elles dominent les garçons elles sont plus fortes. c'était le cas pour ma fille.
Sauf pour mes fils : dans la classe d'Etienne, les filles étaient derrière, les garçons ayant plus de personnalité.
Dans celle de Pierre, c'était panaché. c'est drôle, non ?

Nathalie said...

Cergie je parle vraiment des premiers mois de la mixité, quand les garçons n'avaient aucune expérience du contact des filles et que ça les émoustillait pas mal. L'inverse aussi sans doute, mais je ne m'en souviens pas vraiment. Tout ça s'est tassé ensuite bien sûr. Mais pour moi cette transition de la 6ème a été doublée d'encore tout un tas de nouveautés néees de mai 68:

- l'introduction des maths modernes
- le travail oral (exposés)
- le travail en groupe (avec, révolution, déplacement des tables en îlots pour mieux travailler ensemble)
- la présence de délégués d'élèves aux conseils de classe (j'ai été élue, je n'ai jamais dit un mot, j'étais bien trop impressionnée par tous ces adultes, petite 6ème que j'étais)
... et j'en oublie sûrement !

Peter said...

1968, a year to remember for a lot of things (Martin Luther King, Robert K, Prague, Vietnam…). Personally I was supposed to start a one year traineeship in the south of France June 1. I stayed for a week or so by a friend in the calm city of Geneva until June 10th, when everything became “normal” again!

(A l'école, j'étais (malheureusement) qu'avec des garçons.)

Abraham Lincoln said...

Looking up dresses still happens and with adults. I guess human nature doesn't change.

Michel Benoit said...

Intéressant !
Sous les jupes des filles : je confirme !

Bergson said...

quel oeil avisé mme Nat

tes chevilles vont peut être enfler mais tu ne fais pas du tout mon age !!

AnneduSud said...

Bravo d'avoir remarqué tout cela, étonnant cette récupération de tout coté!
Tu as eu de la chance de découvrir les garçons en 6°, de mon coté aînée de 4 filles, j'ai fait tout ma scolarité dans le privé où les garçons n'avaient pas du tout leur place, du coup le premier qui m'a draguée à 17 ans, je l'ai épousé à 20 ans ... et puis quitté...
Vive la mixité!!!

Maxime said...

C'est marrant. l'ancienne affiche me rappelle d'un seul coup les stencils, l'odeur de l'encre et la manivelle de la Geistetner. (elle a été "déménagée" bien après, quand le PCF a pris le contrôle de l'UNEF, et elle a encore vécu pour imprimer quelques plaquettes de poèmes;). Les version nouvelles viennent d'un autre monde, précisément celui auquel on pensait alors pouvoir échapper, et dans lequel, finalement, on s'est installé. Tout compte fait, c'est pas si marrant que ça...

ichandrae said...

bonjour Nathalie
la petite sixième -bien ça c'est mignonne.

bien ces affiches- bien les marchés faut faire les politiques sans doute.
mais içi il ya trop d'argent et trop de luxe pour admettre les politiques.
bien ça c'est une puissante présentation.

et quand j'étais en l'onzième année j'étais la seule fille dans une classe de garçon pour les études sociales et j'ai aimé ça.J'étais une vedette.

Kim said...

From your comments I gather we are near contemporaries, and I do recall my kilt skirt and pin-- although all my schools in Southern California were one story, so no stair (stare) opportunities! My challenge was a number of years later as a diminutive high school senior with a 3rd tier or "top" locker that I had to reach quite high to unlock and retrieve my books, a challenge with a wardrobe of mini dresses/skirts ;^).

68 was quite a year around the globe it seems. Here in the US books, documentaries, and television programs have focussed attention on that year of immense social and political unrest and assassination. Great photos, Nathalie!
-Kim
Seattle Daily Photo

David said...

Remarques très pertinentes, qu'il n'est pas vain d'afficher !
Je me demande ce qui n'a pas encore été récupéré ces temps-ci...

Tomate Farcie said...

Je me souviens aussi de l'epoque de Mai 68.

On allait a l'ecole dans le quartier latin a l'epoque et l'ecole (qui se trouvait, il me semble, à meme pas 100 m de la fac de Jussieu, et pas bien loin de la Sorbonne et des autres facs) avait ete obligee de fermer ses portes bien avant le mois de Juin et les vacances scolaires car c'etait trop dangereux de se promener dans la rue. Les enfants etaient ravis, mais pas les parents et certains des gosses ont ete obliges de redoubler car ils avaient manque trop de classes.

Une fois on a ete pris dans les manifs en voiture, je crois qu'ils etaient juste derriere nous, et nous bien sur, comme on etait jeune gosses on trouvait ça genial; c'etait les parents qui n'en menaient pas large car les manifestant avait deja mis le feu a pas mal de voitures.

Il me semble que les manifs avaient debute bien avant Mai 68, d'ailleurs, des mois avant.

De cette epoque, je me rappelle surtout des manifestant qui chantaient "CRS ... SS, CRS ... SS". Je crois que je me souviendrai de ce son la toute ma vie. Voila, j'arrete mon bavardage. TF

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