Monday, 22 September 2008

Human emotions

Collection Lambert, 5 rue Violette
A building is more than a place to live... it has an influence on human emotions.
Would you agree with this statement? Yesterday I took advantage of Heritage weekend (free or very cheap access to many museums and historic buildings throughout France) to visit a number of Avignon's museums. This painted wall is part of a Douglas Gordon exhibition at Collection Lambert, Avignon's modern art museum. Mostly known as a video artist, Douglas Gordon, originally from Scotland, winner of the prestigious Turner Prize in 1996, is the only artist after Robert Rauschenberg in the sixties to have had his work exhibited at MoMA in NYC (in 2006) before the age of forty. Much of Gordon's work is seen as being about memory and uses repetition in various forms. He uses material from the public realm and also creates performance-based videos. His work often overturns traditional uses of video by playing with time elements and employing multiple monitors. Read more about the exhibition, more about the artist.
(if you really want my own opinion about this piece of art, turn to the comments, number 13)

Un bâtiment est plus qu'une habitation... il a une influence sur les émotions humaines.
Reconnaissez-vous la validité de cette déclaration ? Hier j'ai profité des Journées du Patrimoine pour aller visiter quelques-uns des musées d'Avignon. Ici, exposition Douglas Gordon à la Collection Lambert. Douglas Gordon est un artiste contemporain d’origine écossaise. Lauréat du prestigieux Turner Prize en 1996, il est, après Robert Rauschenberg dans les années soixante, le second artiste à avoir eu le privilège d’être exposé au MOMA de New York (en 2006) avant l’âge de quarante ans. Connu surtout comme un artiste vidéo, il utilise des formes variées d'expression : projections vidéos, photographies, installations et textes muraux. Il est sans doute l’un des artistes qui rejette le plus vigoureusement la notion de style personnel, travaillant beaucoup sur l’appropriation d’images qu’il détourne, met en scène dans un contexte différent. En savoir plus sur cette expo, en savoir plus sur l'artiste.
(si vous voulez mon opinion personnelle sur cette oeuvre, allez voir dans les commentaires, le treizième)

Those I have forgotten but will never remember
Those I would like to know
Those I do not know
Those I cannot know
Those I have forgotten but will remember
Those I will never know
Those I would not like to know.

Ceux que j'ai oubliés et dont je ne me souviendrai jamais
Ceux que je voudrais connaître
Ceux que je ne connais pas
Ceux que je ne peux pas connaître
Ceux que j'ai oublié mais dont je me souviendrai
Ceux que je ne connaîtrai jamais
Ceux que je ne voudrais pas connaitre.

15 comments:

Deslilas said...

Je recommande le livre de Michel Bonnetti, ami de Vincent de Gaulejac
Habiter, Le Bricolage Imaginaire De L'espace
by Michel Bonetti
ISBN 2220035387 / 9782220035383 / 2-220-03538-7
Publisher Hommes & perspectives
Country France
Language French
Edition Hardcover

Webradio said...

Bonjour Nathalie...
Cette maxime est pas mal !
Il est vrai que lorsque l'on a "vécu" quelque chose dans un bâtiment, cela influence nos réactions...
Deslilas : je prends note des références...

Peter said...

I think that the exterior of the building where you live can explain or reveal something (if you can choose), but probably the interior much more!

I only now realised that this is the same guy who made the Zidane film!

Seb! said...

Une belle utilisation des différents moyens d'expressions... un peu comme nous à notre manière ;-)

hpy said...

Depuis ma dernière visite (pas si lointaine que ça finalement), je peux dire que la photo que je préfère est celle du garçon dans la lune (sans le bras de son papa).
Et je pense qu'une maison peut avoir une influence sur nous. J'en ai visitée une pendant les journées du patrimoine qui aurait plutôt des influences néfastes sur mon humeur. D'autres, plus sereines.

AnneduSud said...

Quand je pense que je ne suis jamais rentrée dans ce musée, je vais vite trouver une occasion...

Michel Benoit said...

Ça me dit quelque chose...

Nathalie said...

Anne, moi c'est un musée où je vais au moins deux fois par an. Il y a dans l'art contemporain souvent des facilités exaspérantes mais parfois des trouvailles vraiment intéressantes.

Olivier said...

Je ne connais pas Douglas Gordon, belle decouverte, j'aime bien l'art contemporain, meme si c'est vrai qu'il y a de mauvaise surprise, mais je trouve beaucoup d'imagination.

Maxime said...

Ma foi, c'est ce sentiment même qui fait l'intérêt du métier d'architecte. Une maison c'est des espaces, des sons, des lignes et des couleurs, elle interagit forcément avec celui qui l'habite (et inversement, jusque dans le fortuit : je connais un très vieil escalier dont une marche est moins usée que les autres : c'est celle qui grince !)

ichandrae said...

bonjour précieuse Nathalie. Vous arrivez au centre de l'exposition avec cette magnifique présentation.

C'est la reflet de la lumière pale fantôme bleu de la technologie tremblante juxtaposée avec l'escalier classique qui nous fait sentir les choses qu'on n'a pas encore connu.

merci.

belle magie des jours comme toujours.
à bientôt.

Château-Gontierdailyphoto said...

Entièrement d'accord avec le propos sur le mur, même si Bouygue et autres constructeurs nous ont parfois tenu éloigné de ce postulat.

Nathalie said...

"Un bâtiment est plus qu'une habitation... il a une influence sur les émotions humaines."

Je trouve personnellement cette formulation maladroite et d'une fausse profondeur.
Un bâtiment n'est pas forcément une habitation. Ce peut être un bureau, un entrepot, une grange, une boutique... Mauvais choix de mots. Pour moi, cette phrase est une imposture. Je sens là quelqu'un qui se gargarise de phrases faciles qui effectivement prennent une force particulière d'être écrites en grand sur un mur magnifique.

Je préfère mille fois ce que tu dis, Maxime, sur le rôle de l'architecte et sur l'interaction entre la maison et ses habitants...

brigetoun said...

ilfaut que j'y retourne, j'avais fait une visite repérage en juillet et comme l'exposition est très riche je veux y retourner. A programmer ces jours ci
Les "jours du patrimoine" j'étais crevée, et je laissais la place aux autres (j'ai un coupe file pour y aller quand je veux)

Nathalie said...

Puisque l'auteur est anglophone au départ je me demande presque si ce n'est pas une erreur de traduction : la phrase inversée aurait déjà plus de sens :
Non pas "un bâtiment est plus qu'une habitation" mais "une habitation est plus qu'un bâtiment". Là au moins c'est à peu près cohérent !!!

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